Royer Antoine, mort pour la France

Antoine Royer est né le 10 mai 1886 au lieudit Maison Rouge à Tazilly (58) de Louis Ernest Royer et de Simone Loctin, tous les deux cultivateurs. Il a une sœur, Lazarine, de 4 ans sa cadette et qui est née aux Dorains à Grury chez ses grands-parents maternels. Ce sont les seuls grands parents d’Antoine et de Lazarine car Louis Ernest Royer est un enfant de l’assistance.

Une fois son père décédé, Antoine Royer habite avec ses grands-parents maternels à la Comaille à Issy l’Evêque jusqu’à ce qu’il parte faire son service militaire au 134 ème régiment d’infanterie entre 1907 et 1909.

A son retour il devient cultivateur aux Reinots à Grury et se marie le 5 mai 1914 à Issy l’Evêque avec Jeanne Cochet.

Il est mobilisé quelques mois plus tard et se rend à Dijon au 227 ème RI où il arrive le 5 aout 1914. Le régiment part le 9 aout en train en direction de Darnieulles pour aller à Nomexy.

Le 12 aout, les hommes sont à Deinvillers. Ils se dirigent ensuite vers Blamont où ils établissent des tranchées pour d’autres compagnies.

Une semaine plus tard, ils sont à Dolving « en état de défendre contre une attaque probable de l’ennemi » où ils subissent de nombreuses pertes pendant plusieurs jours.

Le 20 aout, le bataillon se replie.

Le 27 aout, il reçoit un renfort de 576 hommes.

Le 227 ème RI reste dans les environs de Damas les Bois jusqu’au 15 septembre 1914 où il doit prendre le train pour St Mihiel. Il reste dans les jours suivants vers Hans Sur Meuse avant de rejoindre la région de Marbotte le 28 septembre 1914. Pendant plusieurs jours, les bataillons sont reçus par des feux violents, des fusillades ininterrompues, des attaques à la baïonnettes et des feux ennemis.

Le 1 er octobre 1914, les compagnies se déploient baïonnettes aux canons et s’élancent aux cris de « En avant  sur la position occupée par l’ennemi et très difficile à déterminer en raison de l’épaisseur du taillis. » Elles se retrouvent sous un feu terrible et perdent un grand nombre  d’hommes dont Antoine Royer.

Il est noté disparu à Marbotte . Jeune marié, il avait 28 ans.

Sources:

M642-AD71, sga mémoire des hommes 26N 689/1, 1R RM Autun 1906, 6M Issy l’évêque 1906/1-AD71, relevés Généanet Didier Cousson

© 2014 Généalanille Article publié le 1er octobre 2014

15 juin 2026
Quand offrir une carte de messe permettait de s’associer au deuil des familles. Un document à rechercher principalement dans les archives privées.
8 juin 2026
Certains cheminots de Toulouse, Béziers ou Narbonne apparaissent dans les archives de l’Aveyron en raison de leur ravitaillement en pommes de terre dans ce département pendant la Seconde Guerre mondiale.
27 mai 2026
Consulter des archives depuis chez soi est désormais courant, mais l’émergence des salles de lecture virtuelles ouvre de nouvelles possibilités d’accès et de consultation.
25 mai 2026
Comment traiter les dommages de guerre survenus aux propriétaires étrangers ? Un exemple pendant la guerre de 1870 à Blois.
18 mai 2026
C’est plus de 6500 coussins qui ont été confectionnés pour les blessés de la première Guerre mondiale dans l’arrondissement de Villefranche-de-Rouergue en Aveyron.
11 mai 2026
Faut-il porter un nouveau regard sur les femmes sans enfant dans nos arbres généalogiques, à l’heure ou le tabou autour des femmes nullipares et nulligestes se lève peu à peu ?
4 mai 2026
Pour retracer l’histoire d’une maison, il ne faut pas oublier de prendre en compte l’environnement. C’est particulièrement le cas en pays minier, en raison de la présence de galeries souterraines.
par Christine Cheuret 27 avril 2026
La quittance de loyer peut être un document à utiliser pour compléter l’histoire familiale. Pourtant, elle est loin d’être l’archive la plus facile à retrouver.
20 avril 2026
Pourquoi certains testaments ne seront jamais lus ? Un exemple concret de testament mystique et ses conséquences.
13 avril 2026
La carte-photo se distingue de la carte postale par son aspect personnel et instantané. D'un tirage plus confidentiel, la carte-photo est plus difficile à retrouver.
Voir plus d'articles