La signature - marqueur de l'identité
Une signature peut sembler un geste anodin, pourtant il demande une certaine forme de dextérité et d’apprentissage pour devenir un marqueur de l'identité d'une personne

Un peu de dextérité
N’avez-vous pas ressenti une certaine maladresse à signer la réception d’un colis, grâce à votre indexe sur en écran tactile ? C’est probablement une situation analogue que ressentaient vos ancêtres quand on leur demandait de prendre un stylo et, bien antérieurement, de tremper une plume dans un encrier.
Signer demande de la dextérité, et pour l’obtenir de l’apprentissage et de l’entrainement.

Besoin de savoir lire et écrire ?
Est-il besoin d’avoir été à l’école pour savoir signer ? La réponse est non, la signature peut relever d’une forme de traits qui ne sont pas représentatifs de lettres de l’alphabet. Il peut également s’agir de recopier un modèle existant, relevant plus du dessin que de la capacité à lire.

Les signatures en bas de documents officiels (état civil, actes notariés ou autres) nous montrent la fierté (même s’il a fallu probablement un certain temps pour signer) de savoir le faire, même si parfois il ne s’agit que d’une croix. A défaut de savoir signer, « de ce enquis de le faire », certains actes nécessitent la présence de témoins qui pourront justifier de l’identité de la personne.

Un marqueur fort de son identité
Vous souvenez-vous des heures que vous avez passées à chercher comment serait votre signature ? Est-elle celle que vous faisiez, timidement, lors de vos jeunes années ? Feriez-vous la même signature si vous deveniez très célèbre et que vous deviez signer des centaines d’autographes par jour, ou si employé ou fonctionnaire on vous demandait de signer de très nombreux formulaires quotidiennement ?

La signature est un marqueur fort de son identité, tant sur sa forme que sur le fond. Alambiquée ou simple, lisible ou non, composée du nom ou accolée à une initiale ou à un prénom, elle est de fait unique. Pour cette raison, la signature est susceptible d’être reconnaissable et ce même au fil du temps. A ce titre, elle peut donc être utilisée en généalogie pour essayer de détecter s’il s’agit d’une même personne… ou non.

Bien entendu au fil du temps, et de l’état de santé, la signature peut évoluer, voire devenir illisible ou peu reconnaissable.
Une signature dans sa langue maternelle
La signature ne se traduit pas. Elle existe dans une langue d’origine et sera la même quel que soit le pays où la personne signe. Et c’est aussi pour cette raison qu’elle est à utiliser en histoire familiale quand vous recherchez une personne d’une nationalité étrangère. Le fonctionnaire a mal compris le nom, il l’a réinterprété pour le formulaire d’identification de la personne… la signature, elle, est dans la langue du pays d’origine, et ce peut être une bonne occasion pour retrouver des pistes de recherche sur des noms qui ne sont pas reconnus par les variantes des moteurs de recherche.

Cherchez la signature
La signature est un élément important pour compléter une généalogie. N’oubliez pas de les « compiler » pour voir l’évolution de l’écriture, tant améliorée que dégradée…
Cet article a été réalisé dans le cadre du challenge UproG de février 2026 sur le thème imposé "une signature".
© 2026 Généalanille - Article publié le 23 février 2026.










