Avez-vous des nouvelles de mon épouse?

Avez-vous des nouvelles de mon épouse ? C’est probablement la question que fait adresser Ferdinand Gonzalez à l’ambassade d’Espagne à Paris. Sa femme, née Isabelle Schmidt l’inquiète car sa dernière lettre date du 22 octobre 1860. Elle y dit qu’elle est à Bayonne et qu’elle compte partir pour Toulouse, mais depuis plus d’un mois il n’a plus d’information. A-t ’elle pu rejoindre la ville rose ? A-t’elle été dans sa ville natale de Rodez ? Bref, il aimerait savoir où elle est.

Perdue entre Bayonne et Rodez

Isabelle Schmidt est née à Rodez en avril 1811 d’un père horloger. La brune d’un mètre soixante aux yeux de chats épouse dans la cité ruthénoise en 1843 Ferdinand Gonzalez, organiste, réfugié espagnol originaire d’Alfaro dans la province Logroño.

Mme Gonzalez est à Bourganeuf dans la Creuse en novembre 1859 quand elle part à Corella, ville proche du lieu de naissance de son mari. Son passeport précise qu’elle passe par Pampelune.

 

Elle y reste un an avant de quitter son mari pour raison de santé . Le couple a probablement changé de région car elle écrit sa dernière lettre de Bayonne.

La police fait une enquête :Mme Gonzalez en arrivant à Rodez « s’est rendu chez ses parents qui sont dans une belle position de fortune mais ceux-ci lui refusent assistance ». Elle a été obligée de se faire admettre à l’hospice comme malade indigente .

Ses parents sont morts avant son mariage (son père était originaire d’Autriche et sa mère de Rodez) mais même si la plupart de ses frères et sœurs ont quitté la ville pour Bar sur Aube ou Paris, il lui reste au moins sur place sa sœur Catherine dite Nina et sa tante maternelle propriétaire de belles maisons place du bourg et place de l’Olmet.

Mme Gonzalez écrit une lettre en Espagne pour donner de ses nouvelles et demande un nouveau passeport avec secours de route car elle est dépourvue de toute ressource. Elle part début 1861 pour Bayonne où son mari est chargé de la récupérer à la frontière.

Le couple est enfin réuni. Il n’est pas mentionné dans les successions des femmes de la famille restées à Rodez dans les années suivantes.

© 2016 Généalanille Article publié le 18 mars 2016

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