Un dossier de la Légion d’honneur
Comment retrouver les éléments qui ont permis, ou non, d’obtenir la Légion d’honneur ? Il n’y a pas un dossier, mais plusieurs dossiers ou documents à rechercher.
Le cas Emile Vigarié
Emile Vigarié est un personnage connu indirectement des généalogistes aveyronnais. C’est en effet le concepteur du Livre d’Or de l’Aveyron qui regroupe tous les « morts pour la France » Aveyronnais de la Première Guerre mondiale.
Son action lui a valu d’obtenir la Légion d’honneur par décret du 29 décembre 1922

Les informations qu’on peut trouver en ligne seront issus de la Liste unique des décorés, la Base Léonore.
Il ne faut cependant pas oublier de consulter le dossier présent aux archives départementales.
Le cas Barthélémy Nogaret
La Légion d’honneur ne s’obtient pas de manière automatique. Il faut présenter sa candidature dont un avis sera donné par le préfet, voire le sous-préfet. C’est le cas par exemple du baron de Nogaret, maire de Saint-Laurent-d’Olt, issus d’une famille honorablement reconnue, édile de sa commune depuis l’âge de 25 ans et acteur majeur dans le développement de celle-ci, par exemple pour son électrification. Lorsque son dossier est étudié en 1934, le sous-préfet ne peut que donner qu’un avis défavorable parce que le candidat n’a que 29 ans de services comme maire et que les services rendus sont louables mais pas assez pour être considérés comme titres exceptionnels. Le préfet donnera un avis similaire. Quelques mois plus tard, le baron décède, classant définitivement le dossier. Celui-ci est resté en Aveyron et peut être consulté aux Archives départementales locales.
Le cas Charles François Canac
Charles François Canac est docteur à Cassagnes-Bégonhès (12). En 1939, il est considéré comme pouvant être décoré de la Légion d’Honneur pour services rendus gratuitement à la gendarmerie pendant 48 ans et 9 mois.
Une fiche de renseignement est établie avec un avis favorable du préfet. La procédure est simplifiée et il n’y a pas de dossier. Obtient-il sa décoration ? Le dossier conservé en Aveyron ne le dit pas et il semble indiquer que ce n’est pas la première demande (son nom apparait déjà sur une fiche de 1937). Il n’y a pas de dossier sur la base Léonore et rien sur le dépouillement disponible de la liste unique des décorés.
Plusieurs pistes sont à suivre pour en savoir plus : une nécrologie publiée dans la presse ou les revues, la mention de la décoration sur l’avis de décès, la présence d’un symbole de légion d’honneur dans un annuaire administratif, l’exploitation du Journal officiel de la République française à partir de la date de l’avis favorable (et avant son décès en 1941) et, bien sûr, l’enquête personnelle ou familiale dans les archives personnelles.
Le cas Marie-Joseph Gabriel Fabre
Marie Joseph Gabriel Fabre est né le 26 mars 1879 à RODEZ (Aveyron). Sa fiche matricule nous apprend qu’il a été admis à l’école navale de Brest en 1897.
Il n’apparait pas dans la base Léonore, ni dans la Liste unique des décorés. Il n’a pas de dossier à son nom dans les archives de la préfecture conservées aux AD de l’Aveyron. Et pourtant, il est promu chevalier de la Légion d’honneur. Cette information est disponible via Gallica dans le tableau spécial de la première guerre mondiale
S’il avait eu un grand supérieur, on aurait pu le retrouver dans les registres en lignes de Promotions (grands'croix, grands officiers, commandeurs) 1914 à 1921 au titre des tableaux spéciaux de la première guerre mondiale.

Que votre ancêtre ait eu la Légion d'honneur à titre civil, militaire, voire posthume, vous pouvez orienter vos recherches dans des ressources en ligne et d'autres pas encore numérisée. N'hésitez pas à fouiller les archives de manière régulière pour compléter vos données.
Cet article a été réalisé dans le cadre du challenge UproG de juillet 2026 sur le thème imposé "un dossier de la Légion d'honneur".
© 2026 Généalanille - Article publié le 27 juillet 2026.












